Le 24 juin 1977, 7 ans avant Magie Rose, Diane Dufresne se produit pour la première fois au Stade olympique de Montréal. Elle participe à un spectacle collectif pour célébrer la fête nationale en compagnie d'une douzaine d'artistes, dont Félix Leclerc, Monique Leyrac, André Gagnon et Robert Charlebois. Aux 35 000 personnes présentes (et aux milliers d'autres devant leur petit écran), elle offre quelques chansons de son répertoire (dont J'me sens ben) ainsi que sa version de "Un musicien parmi tant d'autres" d'Harmonium, le groupe de l'heure. En 2006, cet enregistrement se retrouvera en bonus d'une compilation de reprises de chansons de Serge Fiori lancée par Zone 3.
24/06/2012
21/06/2012
Tournée 2012-2013
C'est officiel: 9 dates du spectacle "Diane Dufresne et les Violons du Roy" sont maintenant confirmées. Une vraie mini-tournée! La rubrique "Actualités" (dans le menu de droite), qui rassemble les prochains événements auxquels participera Diane, sera mise à jour au fur et à mesure que d'autres dates seront connues. En attendant de revoir Diane sur scène, les Productions Jean-Pier Doucet ont partagé sur Youtube de nouveaux extraits du dernier spectacle au Palais Montcalm:
15/06/2012
Inédits symphoniques
(La Presse, lundi 19 février 2001)
Un visiteur nous a fait parvenir ces deux extraits de Couleurs symphoniques. Courts, avec un son imparfait, mais comme l'enregistrement officiel du spectacle n'a toujours pas fait surface, ces extraits permettent de rappeler des souvenirs très heureux...Un énorme merci!
D'abord, la magnifique Épine de rose. Si le public put la découvrir dès 1993, lors des spectacles pour Détournement majeur, cette magnifique chanson de Pierre Grosz et André Manoukian n'aura été endisquée qu'en 1999, pour finalement paraître sur Merci. Un texte bouleversant, sur une mélodie quasi acrobatique, collant aux pétales de son interprète:
Puis, Cendrillons au coton, tirée de Détournement majeur. Cette fois, le texte est de Diane elle-même qui confiera dans le livret de Merci: "Je ne pensais pas que ce texte, que je croyais trop personnel, deviendrait une chanson." Trop douloureuse peut-être, elle ne sera plus interprétée par Diane après cette dernière symphonie:
D'abord, la magnifique Épine de rose. Si le public put la découvrir dès 1993, lors des spectacles pour Détournement majeur, cette magnifique chanson de Pierre Grosz et André Manoukian n'aura été endisquée qu'en 1999, pour finalement paraître sur Merci. Un texte bouleversant, sur une mélodie quasi acrobatique, collant aux pétales de son interprète:
Puis, Cendrillons au coton, tirée de Détournement majeur. Cette fois, le texte est de Diane elle-même qui confiera dans le livret de Merci: "Je ne pensais pas que ce texte, que je croyais trop personnel, deviendrait une chanson." Trop douloureuse peut-être, elle ne sera plus interprétée par Diane après cette dernière symphonie:
09/06/2012
Symphonique n'Roll
En 1988, à l'occasion des 85 ans de l'Orchestre Symphonique de Québec, le chef d'orchestre Gilles Ouellet propose à Diane Dufresne de collaborer avec eux le temps d'un grand spectacle unique. Symphonique n'Roll, présenté au Colisée de Québec le 25 mars 1988, sera une immense réussite, si bien que cette aventure d'un soir aura droit à d'autres épisodes, à Joliette, Paris et Tokyo.
DD le 14 mars 1988: en conférence de presse, puis invitée à l'émission de Michel Jasmin
En avance sur son temps, bien avant la mode d'aujourd'hui des chanteurs populaires qui revisitent leurs grands succès en version symphonique, cette collaboration entre chanson pop et musique classique étonne et détonne dans un paysage où chaque univers reste à sa place. Pourtant, les chansons plus grandes que nature de Diane se prêtent tellement au jeu qu'on peut se demander comment une telle idée n'ait pas pu germer plus tôt. L'incroyable chimie entre la chanteuse et les musiciens laisse place à la magie. En conférence de presse 12 jours avant le grand soir, Diane ne tarit pas d'éloges sur son chef d'orchestre: "Gilles connaît toutes les musiques, c'est un homme ouvert. Ce sera tellement beau, il y a tellement de nuances avec un orchestre symphonique, tellement de douceur, de largeur, je me sens confortable et j'ai le temps de respirer." (Le Devoir, 15 mars 1988)
C'est sans doute cette confiance qui insuffle à Diane la liberté nécessaire pour sortir de sa zone de confort plus rock. Si elle a déjà relevé le défi de s'approprier Verdi lors de Follement vôtre et Top Secret, elle place la barre encore plus haut en interprétant Mahler et Rossini. "Il m'est arrivé de faire le Duo des chats ou des extraits de La Traviata ou du Mahler. Je disais alors au chef: «Je respirerai avant d'étouffer!», parce que je n'ai pas la technique d'une chanteuse classique. La voix de rock appelle un autre type de respiration. C'est différent, mais c'est une bonne discipline." (La Scena Musicale, mars 2004)
Symphonique n'Roll permet également à Diane une petite excursion dans l'univers de la musique brésilienne, le temps de reprendre Jobim et même dans celui de Walt Disney, pour When you wish upon a star. Pour cette avant-dernière chanson, elle sera illuminée par des centaines de feux de Bengale remis au public à l'entrée de la salle, et allumés au moment-clé tel un grand signal poétique.
C'est sans doute cette confiance qui insuffle à Diane la liberté nécessaire pour sortir de sa zone de confort plus rock. Si elle a déjà relevé le défi de s'approprier Verdi lors de Follement vôtre et Top Secret, elle place la barre encore plus haut en interprétant Mahler et Rossini. "Il m'est arrivé de faire le Duo des chats ou des extraits de La Traviata ou du Mahler. Je disais alors au chef: «Je respirerai avant d'étouffer!», parce que je n'ai pas la technique d'une chanteuse classique. La voix de rock appelle un autre type de respiration. C'est différent, mais c'est une bonne discipline." (La Scena Musicale, mars 2004)
Symphonique n'Roll permet également à Diane une petite excursion dans l'univers de la musique brésilienne, le temps de reprendre Jobim et même dans celui de Walt Disney, pour When you wish upon a star. Pour cette avant-dernière chanson, elle sera illuminée par des centaines de feux de Bengale remis au public à l'entrée de la salle, et allumés au moment-clé tel un grand signal poétique.
L'incroyable robe-symphonique exposée au Château Dufresne en 2005 (source)
Après la robe-théâtre de Top Secret, Michel Robidas réussit l'exploit d'aller encore plus loin en offrant à Diane un véritable costume allégorique: la robe-symphonique, une robe en velours recouverte d'instruments de musique, pesant près de 60 kilos!
"Il faut s'imaginer un rêve. Entrer dans les costumes de Robidas, c'est comme entrer dans la poésie. C'est une robe tellement extraordinaire qu'après ça, on ne peut pas aller plus loin." (Le Devoir, 15 mars 1988) Ce sera effectivement le dernier costume aussi démesuré porté par Diane, par choix. Selon les propos de Michel Robidas recueillis par Denis Rousseau dans son livre "Sentiments partagés", Diane se blessera au dos lors d'une représentation au Festival de Lanaudière et en gardera un certain traumatisme. Autre détail de poids: selon le magazine L'Actualité, une telle robe nécessitait des frais de transport de 10 000 dollars chaque fois qu'elle quittait le Québec...
Un costume à couper le souffle, donc. D'ailleurs, la réaction du public lorsqu'il comprend ce qui apparaît devant lui donne la chair de poule! Un élément de décor indispensable qui permet la réussite totale du tableau sur la folie, une allégorie en trois dimensions qui fait entrer le public dans la tête des personnages. "L'orchestration de tous ces grands airs, pour montrer tout ce qu'on peut avoir dans la tête, tout ce qu'on peut sentir quand on délire, c'est absolument grandiose parce que ça créé un espèce de chaos (…) C'est une des plus belles interprétations du Parc Belmont. On touchait à la folie. Les musiciens y touchaient, j'y touchais, Gilles y touchait, le public y touchait. On touchait quelque chose, une autre dimension." (Confidences, DVD "Symphonique n'Roll, 2005)
Une autre dimension qui permit la réussite de cette collaboration à plusieurs autres moments de la soirée et qui résume bien ce qui animait ce grand spectacle. "Disons-le sans ambage: ce spectacle de la déesse Dufresne a été un succès à tous égards (...) prouvant que le mariage d'orchestre et de la chanson dit populaire peut être heureux." (Marie Laurier, Le Devoir, 19 juillet 1988)
"Il faut s'imaginer un rêve. Entrer dans les costumes de Robidas, c'est comme entrer dans la poésie. C'est une robe tellement extraordinaire qu'après ça, on ne peut pas aller plus loin." (Le Devoir, 15 mars 1988) Ce sera effectivement le dernier costume aussi démesuré porté par Diane, par choix. Selon les propos de Michel Robidas recueillis par Denis Rousseau dans son livre "Sentiments partagés", Diane se blessera au dos lors d'une représentation au Festival de Lanaudière et en gardera un certain traumatisme. Autre détail de poids: selon le magazine L'Actualité, une telle robe nécessitait des frais de transport de 10 000 dollars chaque fois qu'elle quittait le Québec...
Un costume à couper le souffle, donc. D'ailleurs, la réaction du public lorsqu'il comprend ce qui apparaît devant lui donne la chair de poule! Un élément de décor indispensable qui permet la réussite totale du tableau sur la folie, une allégorie en trois dimensions qui fait entrer le public dans la tête des personnages. "L'orchestration de tous ces grands airs, pour montrer tout ce qu'on peut avoir dans la tête, tout ce qu'on peut sentir quand on délire, c'est absolument grandiose parce que ça créé un espèce de chaos (…) C'est une des plus belles interprétations du Parc Belmont. On touchait à la folie. Les musiciens y touchaient, j'y touchais, Gilles y touchait, le public y touchait. On touchait quelque chose, une autre dimension." (Confidences, DVD "Symphonique n'Roll, 2005)
Une autre dimension qui permit la réussite de cette collaboration à plusieurs autres moments de la soirée et qui résume bien ce qui animait ce grand spectacle. "Disons-le sans ambage: ce spectacle de la déesse Dufresne a été un succès à tous égards (...) prouvant que le mariage d'orchestre et de la chanson dit populaire peut être heureux." (Marie Laurier, Le Devoir, 19 juillet 1988)
02/06/2012
Pars pas sans m'dire bye bye
Début 1973, l'album "Tiens-toé ben j'arrive" est à peine sorti depuis quelques mois, mais le trio Dufresne-Cousineau-Plamondon a déjà un nouveau 45-tours inédit à proposer: "Pars pas sans m'dire bye bye". Loin de faire le pont entre les sons plus grinçants des premier et deuxième albums, la chanson semble plutôt avoir été conçue pour répéter le succès de "J'ai rencontré l'homme de ma vie". Une chanson à la musique un peu plus "gentille", mais au texte non dépourvu d'insolence. "Imagine-toi pas qu'j'vas pleurer pour toi, encore ben moins en mourir..."
La chanson fera partie des spectacles présentés à la Place des Arts en mars 1973 et sera tout de suite appréciée du public, malgré le fait que le 45-tours ne sera lancé que quelques mois plus tard. "She even managed to carry off a perfectly funny tune called Pars pas sans m'dire bye bye" which had the capacity audience roaring." (Jack Kapica, "Diane is dynamite", The Gazette, 2 mars 1973)
Pars pas sans m'dire bye bye ne connaîtra pas une longue carrière au sein du répertoire de Diane Dufresne et finira sa vie en tant qu'interlude lors de Mon premier show. Sans doute parce que la chanson n'avait pas une grande résonance pour l'interprète: "J’ai été la petite chanteuse populaire qui voulait plaire à un compositeur qui s’appelait François Cousineau. Je devais faire des chansons commerciales comme L’homme de ma vie, et ensuite Pars pas sans me dire bye, bye. Je pensais que c’était ça, servir le monde. Mais c’est faux! Ce qui sert le monde en fin de compte, c’est ce qui est vrai!" (Châtelaine, septembre 1982)
(Photo-Journal, 23 septembre 1973)
Malgré son grand succès populaire, il faudra attendre 2010 avant de pouvoir retrouver la chanson sur CD. En effet, si toutes les compilations de Diane Dufresne mettront de l'avant d'autres chansons, Luc Plamondon choisira de lui donner une place de choix sur sa quadruple compilation "J'aurais voulu être un artiste" célèbrant ses 40 ans de carrière.
16/05/2012
Samedi, 8 heures, viendrez-vous?
(Photo: Point de Vue)
Il y a 25 ans, Diane Dufresne s'apprêtait à poursuivre l'aventure Top Secret au Casino de Paris du 18 au 24 mai 1987.
Après près d'un mois de représentations au TNM de Montréal en septembre 1986 et une grande tournée québécoise à l'automne, c'est maintenant au tour de Paris d'avoir l'honneur de participer au "grand jeu" de Diane Dufresne et d'entendre les chansons inédites de Pierre Grosz créées spécialement pour elle. Même appel qu'à Montréal: les spectateurs ont un rôle à jouer pour que le spectacle se passe également dans la salle. Car après tout, "dès que le public est complice, il fait du show business aussi." (France-Soir, 19 mai 1987)
L'aventure se poursuivra ensuite dans quelques villes françaises avant de repasser par Paris à La Cigale en novembre, pour se terminer en grande pompe à Tokyo en février 1989. Entre temps, Diane aura remporté le Félix du spectacle de l'année le 25 octobre 1987 et finalement lancé l'album 4 jours plus tard au Studio Victor de Montréal. Elle n'y sera pas présente physiquement, mais en bonne maîtresse de cérémonie, elle aura préparé un concept à la hauteur du projet: grâce à un mystérieux téléphone se trouvant au milieu de la pièce, elle répondra aux questions des journalistes présents. "Pour donner des grands airs à ce lancement, des figurants à lunettes noires et en imperméable officiel d'espion, sentant la lotion à barbe, s'étaient postés dans la pièce où se trouvait le téléphone." (Pierre Roberge, La Presse canadienne, 30 octobre 1987)
10/05/2012
Tournée 2012!
Il y a quelques semaines, le site officiel de Diane Dufresne annonçait la rumeur d'une possible tournée à la fin de l'année. 4 premières dates sont maintenant connues: Diane sera en concert avec les Violons du Roy les 6 décembre (Drummondville), 8 décembre (St-Hyacinthe), 19 décembre (L'Assomption) et 11 janvier (Brossard). Pour promouvoir l'événement, le Théâtre Hector-Charland nous offre tout un cadeau en partageant en ligne les tout premiers extraits du spectacle donné en mars dernier au Palais Montcalm. Tout simplement magnifique!
06/05/2012
J'ai vendu mon âme au Rock n' Roll
J'ai ça dans le sang
Comme l'amour ou la rage
Quand j'aurai cent ans
Moi j'aurai toujours l'âge
Du Rock n' Roll
Lorsque l'album "Sur la même longueur d'ondes" est lancé en juin 1975, plusieurs sont surpris par la mise en valeur de nouvelles facettes de Diane Dufresne. Ses deux premiers albums ayant marqué les esprits (et divisé une bonne partie du public), ce troisième surprend par la variété de ses styles musicaux et ses arrangements plus légers qui vont rapidement mettre plus de gens d'accord...ou plutôt, plus de gens "sur la même longueur d'ondes". Or, sous un vernis plus lisse se cache quand même une vision du monde plutôt désenchantée exprimée par la solitude et les inquiétudes des nombreux personnages qui habitent les chansons. Et pour ceux qui s'ennuient des cris de Diane, la chanson "J'ai vendu mon âme au Rock n' Roll" vient leur donner la touche plus trash qui crée l'équilibre du disque.
"J'ai vendu mon âme..." ne sort pas en 45-tours, mais on lui réserve une place de choix en face B de l'énorme succès "Chanson pour Elvis". La chanson devient rapidement culte, son message symbolisant parfaitement à quel point le rock habite Diane et à quel point Diane décide de s'y consacrer. La chanson est choisie par Diane lors de quelques passages télé absolument mémorables, à commencer par celui-ci, probablement enregistré dans la foulée des spectacles "Kébec à Paris":
(Numéro Un - 3 janvier 1976)
Deux ans plus tard, en novembre 1977, soit au même moment que la série de concerts à l'Elysée-Montmartre, "J'ai vendu mon âme..." présente de nouvelles couleurs dans une version plus déconstruite où notre Diane chasseresse a plus que jamais le Rock n' Roll dans la peau:
(Numéro Un - 5 novembre 1977)
Dans une entrevue réalisée par Québec Rock à la fin de 1980, quelques temps avant le Forum, Susanne de Lotbinière-Harwood ose demander à la rockeuse:
A-t-on le souffle pour chanter "J'ai vendu mon âme au rock & roll" à 40 ans?
Réponse de Diane: C'est encore dans les mêmes tonalités, peut-être pour quelques années ça va être possible, ou des journées où je me repose plus. J'suis pas une chanteuse punk ni disco, j'serai toujours une chanteuse rock, j'ai une attitude rock et le rock, ça date de quelques années...J'espère toujours avoir une chanson funky ou rock dans mon tour de chant et sur mes disques. Je chante encore sur scène "J'ai vendu mon âme au Rock n' Roll" pis l'monde aime ça. Si j'ai des supporteurs en arrière, j'vais continuer!
Coïncidence ou pied de nez, le riff final de "J'ai vendu mon âme au Rock n' Roll" servira d'élément principal à la chanson-somme "J'me mets sur mon 36" quelques jours plus tard...
Coïncidence ou pied de nez, le riff final de "J'ai vendu mon âme au Rock n' Roll" servira d'élément principal à la chanson-somme "J'me mets sur mon 36" quelques jours plus tard...
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