Ci-dessus, Diane Dufresne, plus Dietrich que jamais, photographiée en 1988 par Jean Blais. Les deux premières photos furent publiées dans le 5e numéro du magazine d'avant-garde Manoeuvres. Le titre de l'article? "J'aimerais servir à quelque chose, il me semble que je n'ai rien fait." Sacrée Diane...
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01/03/2013
30/09/2012
"C'est mon tour!"
Aujourd'hui, c'est au tour de Diane de se laisser parler d'amour. Si nous l'aimons évidemment toute l'année, cette journée est une belle occasion de se rappeler à quel point nous sommes chanceux de l'avoir toujours parmi nous. Quand on pense à tous les cadeaux qu'elle nous a offert à travers les années, on peut remercier le temps qui passe des richesses qu'il nous amène...et qu'il a permis à Diane de créer. Alors que sa nouvelle exposition est toujours en cours et que le début de sa tournée approche à grands pas, souhaitons-lui une magnifique prochaine année, remplie d'énergie créatrice et de bonheur!
09/06/2012
Symphonique n'Roll
En 1988, à l'occasion des 85 ans de l'Orchestre Symphonique de Québec, le chef d'orchestre Gilles Ouellet propose à Diane Dufresne de collaborer avec eux le temps d'un grand spectacle unique. Symphonique n'Roll, présenté au Colisée de Québec le 25 mars 1988, sera une immense réussite, si bien que cette aventure d'un soir aura droit à d'autres épisodes, à Joliette, Paris et Tokyo.
DD le 14 mars 1988: en conférence de presse, puis invitée à l'émission de Michel Jasmin
En avance sur son temps, bien avant la mode d'aujourd'hui des chanteurs populaires qui revisitent leurs grands succès en version symphonique, cette collaboration entre chanson pop et musique classique étonne et détonne dans un paysage où chaque univers reste à sa place. Pourtant, les chansons plus grandes que nature de Diane se prêtent tellement au jeu qu'on peut se demander comment une telle idée n'ait pas pu germer plus tôt. L'incroyable chimie entre la chanteuse et les musiciens laisse place à la magie. En conférence de presse 12 jours avant le grand soir, Diane ne tarit pas d'éloges sur son chef d'orchestre: "Gilles connaît toutes les musiques, c'est un homme ouvert. Ce sera tellement beau, il y a tellement de nuances avec un orchestre symphonique, tellement de douceur, de largeur, je me sens confortable et j'ai le temps de respirer." (Le Devoir, 15 mars 1988)
C'est sans doute cette confiance qui insuffle à Diane la liberté nécessaire pour sortir de sa zone de confort plus rock. Si elle a déjà relevé le défi de s'approprier Verdi lors de Follement vôtre et Top Secret, elle place la barre encore plus haut en interprétant Mahler et Rossini. "Il m'est arrivé de faire le Duo des chats ou des extraits de La Traviata ou du Mahler. Je disais alors au chef: «Je respirerai avant d'étouffer!», parce que je n'ai pas la technique d'une chanteuse classique. La voix de rock appelle un autre type de respiration. C'est différent, mais c'est une bonne discipline." (La Scena Musicale, mars 2004)
Symphonique n'Roll permet également à Diane une petite excursion dans l'univers de la musique brésilienne, le temps de reprendre Jobim et même dans celui de Walt Disney, pour When you wish upon a star. Pour cette avant-dernière chanson, elle sera illuminée par des centaines de feux de Bengale remis au public à l'entrée de la salle, et allumés au moment-clé tel un grand signal poétique.
C'est sans doute cette confiance qui insuffle à Diane la liberté nécessaire pour sortir de sa zone de confort plus rock. Si elle a déjà relevé le défi de s'approprier Verdi lors de Follement vôtre et Top Secret, elle place la barre encore plus haut en interprétant Mahler et Rossini. "Il m'est arrivé de faire le Duo des chats ou des extraits de La Traviata ou du Mahler. Je disais alors au chef: «Je respirerai avant d'étouffer!», parce que je n'ai pas la technique d'une chanteuse classique. La voix de rock appelle un autre type de respiration. C'est différent, mais c'est une bonne discipline." (La Scena Musicale, mars 2004)
Symphonique n'Roll permet également à Diane une petite excursion dans l'univers de la musique brésilienne, le temps de reprendre Jobim et même dans celui de Walt Disney, pour When you wish upon a star. Pour cette avant-dernière chanson, elle sera illuminée par des centaines de feux de Bengale remis au public à l'entrée de la salle, et allumés au moment-clé tel un grand signal poétique.
L'incroyable robe-symphonique exposée au Château Dufresne en 2005 (source)
Après la robe-théâtre de Top Secret, Michel Robidas réussit l'exploit d'aller encore plus loin en offrant à Diane un véritable costume allégorique: la robe-symphonique, une robe en velours recouverte d'instruments de musique, pesant près de 60 kilos!
"Il faut s'imaginer un rêve. Entrer dans les costumes de Robidas, c'est comme entrer dans la poésie. C'est une robe tellement extraordinaire qu'après ça, on ne peut pas aller plus loin." (Le Devoir, 15 mars 1988) Ce sera effectivement le dernier costume aussi démesuré porté par Diane, par choix. Selon les propos de Michel Robidas recueillis par Denis Rousseau dans son livre "Sentiments partagés", Diane se blessera au dos lors d'une représentation au Festival de Lanaudière et en gardera un certain traumatisme. Autre détail de poids: selon le magazine L'Actualité, une telle robe nécessitait des frais de transport de 10 000 dollars chaque fois qu'elle quittait le Québec...
Un costume à couper le souffle, donc. D'ailleurs, la réaction du public lorsqu'il comprend ce qui apparaît devant lui donne la chair de poule! Un élément de décor indispensable qui permet la réussite totale du tableau sur la folie, une allégorie en trois dimensions qui fait entrer le public dans la tête des personnages. "L'orchestration de tous ces grands airs, pour montrer tout ce qu'on peut avoir dans la tête, tout ce qu'on peut sentir quand on délire, c'est absolument grandiose parce que ça créé un espèce de chaos (…) C'est une des plus belles interprétations du Parc Belmont. On touchait à la folie. Les musiciens y touchaient, j'y touchais, Gilles y touchait, le public y touchait. On touchait quelque chose, une autre dimension." (Confidences, DVD "Symphonique n'Roll, 2005)
Une autre dimension qui permit la réussite de cette collaboration à plusieurs autres moments de la soirée et qui résume bien ce qui animait ce grand spectacle. "Disons-le sans ambage: ce spectacle de la déesse Dufresne a été un succès à tous égards (...) prouvant que le mariage d'orchestre et de la chanson dit populaire peut être heureux." (Marie Laurier, Le Devoir, 19 juillet 1988)
"Il faut s'imaginer un rêve. Entrer dans les costumes de Robidas, c'est comme entrer dans la poésie. C'est une robe tellement extraordinaire qu'après ça, on ne peut pas aller plus loin." (Le Devoir, 15 mars 1988) Ce sera effectivement le dernier costume aussi démesuré porté par Diane, par choix. Selon les propos de Michel Robidas recueillis par Denis Rousseau dans son livre "Sentiments partagés", Diane se blessera au dos lors d'une représentation au Festival de Lanaudière et en gardera un certain traumatisme. Autre détail de poids: selon le magazine L'Actualité, une telle robe nécessitait des frais de transport de 10 000 dollars chaque fois qu'elle quittait le Québec...
Un costume à couper le souffle, donc. D'ailleurs, la réaction du public lorsqu'il comprend ce qui apparaît devant lui donne la chair de poule! Un élément de décor indispensable qui permet la réussite totale du tableau sur la folie, une allégorie en trois dimensions qui fait entrer le public dans la tête des personnages. "L'orchestration de tous ces grands airs, pour montrer tout ce qu'on peut avoir dans la tête, tout ce qu'on peut sentir quand on délire, c'est absolument grandiose parce que ça créé un espèce de chaos (…) C'est une des plus belles interprétations du Parc Belmont. On touchait à la folie. Les musiciens y touchaient, j'y touchais, Gilles y touchait, le public y touchait. On touchait quelque chose, une autre dimension." (Confidences, DVD "Symphonique n'Roll, 2005)
Une autre dimension qui permit la réussite de cette collaboration à plusieurs autres moments de la soirée et qui résume bien ce qui animait ce grand spectacle. "Disons-le sans ambage: ce spectacle de la déesse Dufresne a été un succès à tous égards (...) prouvant que le mariage d'orchestre et de la chanson dit populaire peut être heureux." (Marie Laurier, Le Devoir, 19 juillet 1988)
16/02/2012
30 ans de Turbulences
En 1982, Diane Dufresne se trouvait au sommet de son succès populaire des deux côtés de l'Atlantique et son premier album depuis l'énorme succès de Striptease était très attendu. Enregistré entre Montréal et New York puis mixé à Los Angeles, Turbulences sortait il y a exactement 30 ans, soit le 16 février 1982. Une occasion en or de revisiter cet album incontournable de la discographie de Diane Dufresne.
Turbulences, à plus d'un égard, porte parfaitement son titre. D'abord, pour ce qu'il est: un voyage inconfortable dans les désordres modernes d'une femme qui traverse une mauvaise passe. Ou plus simplement, pour citer le gros titre du Devoir de l'époque: "Diane Dufresne en enfer". L'album s'ouvre sur la réflexion qu'elle se fait après sa propre mort et se termine par un suicide artistique. La mort domine (quand elle ne vole pas les derniers moments de lucidité de la grand-mère de La dernière enfance) et la vie brise les rêves de ses protagonistes (le vieux saxophoniste cubain qui se rappelle une gloire ensoleillée et la star partie pour la gloire qui souhaite fuir les spotlights pour la lumière du jour).
Le titre souligne également l'éclectisme musical de l'ensemble: Diane y épouse tous les genres, du rock à la ballade grand public, et fait ses premières incursions dans la musique new-wave, dont les sonorités commencent à s'imposer dans la culture populaire. Un éclectisme également souligné par le choix de textes: Plamondon en est le principal auteur, mais Diane s'ouvre à d'autres univers, et pas n'importe lesquels: ceux de Jonasz et Gainsbourg.
Et que dire de cette pochette turbulente, on ne peut plus années 80, dont la symbolique demeure aujourd'hui très mystérieuse et plutôt difficile à décoder...
(Photo: Jean-Claude Deutsch / Paris-Match)
Turbulences, à plus d'un égard, porte parfaitement son titre. D'abord, pour ce qu'il est: un voyage inconfortable dans les désordres modernes d'une femme qui traverse une mauvaise passe. Ou plus simplement, pour citer le gros titre du Devoir de l'époque: "Diane Dufresne en enfer". L'album s'ouvre sur la réflexion qu'elle se fait après sa propre mort et se termine par un suicide artistique. La mort domine (quand elle ne vole pas les derniers moments de lucidité de la grand-mère de La dernière enfance) et la vie brise les rêves de ses protagonistes (le vieux saxophoniste cubain qui se rappelle une gloire ensoleillée et la star partie pour la gloire qui souhaite fuir les spotlights pour la lumière du jour).
Le titre souligne également l'éclectisme musical de l'ensemble: Diane y épouse tous les genres, du rock à la ballade grand public, et fait ses premières incursions dans la musique new-wave, dont les sonorités commencent à s'imposer dans la culture populaire. Un éclectisme également souligné par le choix de textes: Plamondon en est le principal auteur, mais Diane s'ouvre à d'autres univers, et pas n'importe lesquels: ceux de Jonasz et Gainsbourg.Et que dire de cette pochette turbulente, on ne peut plus années 80, dont la symbolique demeure aujourd'hui très mystérieuse et plutôt difficile à décoder...
Turbulences (Kébec-Disc KD 532 / RCA Victor TPL 37610)
A1 - Seule dans mon linceul
"Seule, je suis seule, enfin seule..." La solitude est un thème récurrent sur le disque, mais sur la chanson d'ouverture, elle est totale. La protagoniste a rendu l'âme et cette âme plane, observant au passage son ancien amoureux qui tente de refaire sa vie.
A1 - Seule dans mon linceul
(Pantin, 24 mars 1982)
"Seule, je suis seule, enfin seule..." La solitude est un thème récurrent sur le disque, mais sur la chanson d'ouverture, elle est totale. La protagoniste a rendu l'âme et cette âme plane, observant au passage son ancien amoureux qui tente de refaire sa vie.
"Seule dans mon linceul" aura également l'honneur d'ouvrir deux shows-événements de Diane. D'abord, le méga show de Pantin, où Diane arrivera dans un cerceuil de verre, sa collerette multi-faces lui donnant plutôt l'air d'une vampire que d'une Dame de coeur. Et ensuite, Halloween, où Diane sortira d'une citrouille géante, métamorphosée en sorcière. On ne l'entendra plus jusqu'en 2001, où elle sera enfin dépoussiérée au Bal des Vampires.
A2 - La dernière enfance
(Top Secret, septembre 1986)
(Top Secret, septembre 1986)
Le premier single de Turbulences connaîtra un joli succès au Québec: il restera 19 semaines au palmarès et en atteindra la première place le 3 avril 1982. Peu surprenant, étant donné la mélodie irrésistible de la chanson. Sous un vernis électropop, le texte cache un terrible malheur: la perte de mémoire et d'autonomie. "La dernière enfance" permettra à Diane de créer des moments très forts sur scène. Qui peut oublier l'incroyable théâtre de marionnettes de Top Secret? Un époustoufflant moment de comi-tragédie.
A3 - Turbulences
(Photo: Pierre Dury)
La chanson-titre de l'album fera curieusement partie de celles qui passeront le plus inaperçues: Turbulences ne sera jamais ré-interprétée sur scène après la période d'exploitation de l'album. Dommage, car l'interprétation des deux rôles (la patiente et la psychiatre) devait prendre tout son sens sur scène et donner beaucoup de mordant à l'humour désespéré de la chanson.
A4 - Samedi soir
Ci-dessus, un passage de Diane à l'émission "Champs Elysées" du 27 mars 1982. Il s'agit d'une des rares fois (sinon l'unique) où elle aura offert une prestation de "Samedi soir"...mais quelle prestation! "Samedi soir", aux sonorités disco, n'aurait pas détonné sur l'album "Strip-tease", lancé 3 ans auparavant. La chanson, écrite par Luc Plamondon et mise en musique par Jacques Blais, raconte les désillusions d'une femme qui va "cruiser comme les hommes" seule dans les bars. Au final, elle fait même un clin d'oeil au premier gros hit de Diane "J'ai rencontré l'homme de ma vie".
A5 - Le vieux saxophoniste
(Hollywood, 28 octobre 1982)
(Hollywood, 28 octobre 1982)
Sur une mélodie plutôt joyeuse, la chanson raconte la déchéance d'un musicien dont le destin lui a fait "manquer le bateau". La chanson prendra vie sur scène lors d'un beau moment de complicité entre Diane et son saxophoniste lors du spectacle Hollywood.
B2 - Pour un ami condamné
(Magie Rose, 16 août 1984)
Écrite en hommage à son ami Claude Dubois (alors incarcéré pour possession et trafic de drogues), la chanson touche surtout à l'universel en rappelant l'importance des poètes et des artistes dans nos vies. "Dans Pour un ami condamné, ode à la liberté, elle ressort sa belle voix romantique du dimanche, la voix lumineuse de Ne tuez pas la beauté du monde ou encore celle de Laissez passer les clowns." (Nathalie Petrowski, Le Devoir, 27 février 1982)
Ci-dessus, un extrait de Magie Rose où Jacques Higelin interprète la chanson avec Diane. Un extrait mystérieusement tronqué du DVD officiel paru en 2004.
B3 - Good-bye Rocky
Cette "épitaffe pour un toffe" fut la première chanson retenue pour promouvoir l'album en France. Elle sera même retenue lors des spectacles au Cirque d'Hiver pour Dioxine de Carbone. "Good-bye Rocky" ne sortira pas au Québec et le fait qu'elle ne soit jamais ré-éditée par la suite ne contribuera pas à la sortir de l'ombre. Suite textuelle logique de "Rock pour un gars d'bicyc'", ses thèmes ne sont pas nouveaux, mais ses arrangements rock "old school" sont assez différents de ce que Diane avait fait par le passé et sont sans doute ceux qui rappellent le plus qu'une partie de l'album fut réalisée aux Etats-Unis.
B4 - Partir pour la gloire
(Bouffes du Nord, novembre 2008)
Un des derniers bijoux de Luc Plamondon offerts à Diane et celui qui lui ira encore mieux des années plus tard, lorsqu'elle retrouvera la chanson pour Plurielle et sa tournée Effusions en France. Ci-dessus, une vidéo amateur enregistrée aux Bouffes du Nord en novembre 2008.
B5 - La toune qui groove
"Une chanson un petit peu légère" comme le résume Michel Jonasz pour "Folie Douce" en 2004, mais quand même importante car elle marque l'arrivée de Jonasz dans l'univers Dufresne. Il lui écrira rapidement "J'vieillis" qu'elle n'osera pas chanter avant 1993. Entre temps, elle reprendra deux de ses chansons en guise de clôture de deux de ses shows les plus importants: "J'veux pas que tu t'en ailles" (pour Halloween) et "Je voulais te dire que je t'attends" (pour Magie Rose). Plus récemment, une autre reprise de Jonasz, "Changez tout", servait de message final à Sinéquanone.
Coup de génie de Gainsbourg, il est étonnant que Suicide n'ait jamais connu de sortie officielle. La chanson trouvera néanmoins sa place en face B de l'insolite 45-tours promotionnel de "Good-bye Rocky" servant à la promotion de la RATP (la régie autonome des transports parisiens) et deviendra évidemment culte avec les années.
Turbulences n'a toujours pas eu droit à une ré-édition digitale, mais au fil des années, plusieurs de ses pièces se sont éparpillées sur diverses compilations. Sur les 11 chansons de l'album, 6 se sont retrouvées sur la première anthologie CD de Diane, parue en 1991. Plus récemment, "La dernière enfance" et "Oxygène" ont été retenues par Luc Plamondon sur son anthologie de 2010, "J'aurais voulu être un artiste". Les 5 autres n'ont (à ce jour) jamais quitté leurs sillons de vinyle...
Libellés :
(1982) Hippodrome de Pantin,
(1982) Hollywood / Halloween,
(1982) Turbulences,
(1984) Magie Rose,
(1986-1987) Top Secret,
(1988) Symphonique n'Roll,
(2008) Bouffes du Nord
16/08/2011
Symphonique n' Tokyo
Ci-dessus, 2 extraits du spectacle Symphonique n' Roll qui nous offrent un point de vue différent du spectacle. Différent, car il ne s'agit pas de la captation québécoise disponible sur DVD, mais bien de l'enregistrement japonais, filmé au Bunkamura Hall de Tokyo en 1991. Deux documents très rares, accompagnés de commentaires élogieux de gens qui ne connaissent pas Diane Dufresne sur les pages Youtube les hébergeant. Insolite!
L'affiche japonaise, exposée en 2005 au magasin La Baie
(photo: rio_saxo, Liste postale de Diane Dufresne)
Les 24 et 25 février 1991, Diane retrouve son public japonais pour lui offrir deux représentations de Symphonique n' Roll en compagnie du New Japan Philharmonic. Elle retrouve aussi le chef d'orchestre Gilles Ouellet, qui n'avait pas participé aux représentations parisiennes de Symphonique n' Rock de mars 1989. Si le concept n'a pas changé par rapport au spectacle original présenté à Québec, la setlist connaît des ajouts comme La vie en rose, Désir et Kabuki. ll s'agira des derniers spectacles de Diane en terres nippones.
19/03/2011
Oxygène
Écrite par Luc Plamondon et Germain Gauthier, Oxygène naît sur l'album Turbulences en 1982. Curieusement, au Québec, la chanson n'est pas choisie comme premier extrait de l'album. C'est La dernière enfance qui est lancée et qui annonce les couleurs new wave de ce qui va suivre.
Qu'importe, Oxygène deviendra instantanément une incontournable, et probablement celle que Diane chantera le plus souvent par la suite, l'insérant dans presque tous ses spectacles. Rapidement, Diane se servira de cette chanson, qui à la base mettait des maux sur l'oppression de la vie moderne, pour crier d'autres désespoirs, ceux de la dégradation de la planète. La chanson gardera toujours un côté exaltant, symbolisant aussi l'échange d'oxygène et d'énergie entre Diane et le public...et cette urgence de vivre et de se dépasser.
Réarrangés, réinventés, dépouillés, remixés et même symphonisés: les arrangements synthétiques du début en verront de toutes les couleurs au fil des années, accompagnant les différents personnages créés par son interprète.
Pour Hollywood (1982), la Dame de coeur essouffle son public et se pousse à bout en ne ménageant pas ses forces, sautillant sur une version hautement énergique de la chanson.
Pour Magie Rose (1984), c'est le coeur de tout un stade qui bat avec elle, au son d'une longue intro (indispensable à cette longue traîne de 200 mètres!)
Pour Follement vôtre (1986), Diane offre un vidéoclip surréaliste à Oxygène et réenregistre la chanson sur des arrangements légèrement aseptisés qui serviront de point de départ à la version du spectacle Top Secret.
Pour Symphonique n'Roll (1988), Diane prend les rennes d'un orchestre symphonique, rien de moins, et donne du panache à son désormais grand classique.
Pour Détournement majeur (1993), Oxygène, au milieu d'airs frais, soulève le Forum dans une version ultra électrique.
Au Gala Artis (2008), Diane retrouve le premier degré du texte et se met pour la première fois dans la peau de sa businesswoman...qui a toujours son lot de cris à expirer!
Pour Terre planète bleue (2008) et Sinéquanone (2010), les versions proposées se rapprochent du remix adopté depuis Merci (2000), mais avec un son plus organique qui sert le propos environnemental et le questionnement humain de Diane.
En conclusion, on peut dire que, si "comme tous les matins, le soleil se lève", chaque show de Diane Dufresne apporte une bonne dose d'oxygène!
Réarrangés, réinventés, dépouillés, remixés et même symphonisés: les arrangements synthétiques du début en verront de toutes les couleurs au fil des années, accompagnant les différents personnages créés par son interprète.
Pour Hollywood (1982), la Dame de coeur essouffle son public et se pousse à bout en ne ménageant pas ses forces, sautillant sur une version hautement énergique de la chanson.
Pour Magie Rose (1984), c'est le coeur de tout un stade qui bat avec elle, au son d'une longue intro (indispensable à cette longue traîne de 200 mètres!)
Pour Follement vôtre (1986), Diane offre un vidéoclip surréaliste à Oxygène et réenregistre la chanson sur des arrangements légèrement aseptisés qui serviront de point de départ à la version du spectacle Top Secret.
Pour Symphonique n'Roll (1988), Diane prend les rennes d'un orchestre symphonique, rien de moins, et donne du panache à son désormais grand classique.
Pour Détournement majeur (1993), Oxygène, au milieu d'airs frais, soulève le Forum dans une version ultra électrique.
Au Gala Artis (2008), Diane retrouve le premier degré du texte et se met pour la première fois dans la peau de sa businesswoman...qui a toujours son lot de cris à expirer!
Pour Terre planète bleue (2008) et Sinéquanone (2010), les versions proposées se rapprochent du remix adopté depuis Merci (2000), mais avec un son plus organique qui sert le propos environnemental et le questionnement humain de Diane.
En conclusion, on peut dire que, si "comme tous les matins, le soleil se lève", chaque show de Diane Dufresne apporte une bonne dose d'oxygène!
Libellés :
(1982) Hollywood / Halloween,
(1982) Turbulences,
(1984) Magie Rose,
(1986) Follement vôtre,
(1988) Symphonique n'Roll,
(1993) Détournement majeur,
(2007) Effusions,
(2010),
(2010) Sinéquanone
24/01/2011
Être un millier de femmes...
Un superbe collage de Francis Léveillé réalisé pour La Presse en 2009
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