Ci-dessus, un enregistrement rare d'une prestation de Diane Dufresne à l'émission "Monsieur B", partagé par ce cher MrReginaud. Si Hollywood Freak demeure l'une des chansons du tandem Dufresne-Plamondon-Cousineau qui a le plus marqué le grand public, peu de gens se souviennent qu'elle fut interprétée sur scène dans une première incarnation bien avant de paraître sur l'album "Maman si tu m'voyais..." en 1977. En effet, dès 1974, Diane l'intègre à quelques-unes de ses prestations, dont son spectacle du 30 novembre à l'Université de Montréal en compagnie de Gilles Valiquette et Beau Dommage, pendant lequel elle porte sa fameuse robe en glaçons argentés (photo de Michel Gauthier, ci-contre): "Diane Dufresne est venue clôre la soirée. (...) Elle a chanté "Je m'suis faite femme", son p'tit boogie-woogie qu'on entend souvent à la radio, et une chanson pour expliquer son passage à la mode rétro, Faut qu'y en est une qui le fasse." (Yves Taschereau, Le Devoir, 2 décembre 1974)
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17/01/2013
Pré-Hollywood Freak
Ci-dessus, un enregistrement rare d'une prestation de Diane Dufresne à l'émission "Monsieur B", partagé par ce cher MrReginaud. Si Hollywood Freak demeure l'une des chansons du tandem Dufresne-Plamondon-Cousineau qui a le plus marqué le grand public, peu de gens se souviennent qu'elle fut interprétée sur scène dans une première incarnation bien avant de paraître sur l'album "Maman si tu m'voyais..." en 1977. En effet, dès 1974, Diane l'intègre à quelques-unes de ses prestations, dont son spectacle du 30 novembre à l'Université de Montréal en compagnie de Gilles Valiquette et Beau Dommage, pendant lequel elle porte sa fameuse robe en glaçons argentés (photo de Michel Gauthier, ci-contre): "Diane Dufresne est venue clôre la soirée. (...) Elle a chanté "Je m'suis faite femme", son p'tit boogie-woogie qu'on entend souvent à la radio, et une chanson pour expliquer son passage à la mode rétro, Faut qu'y en est une qui le fasse." (Yves Taschereau, Le Devoir, 2 décembre 1974) 22/12/2012
"Même si c'est pas vrai, faisons comme si"
Eh bien non, la fin du monde n'était pas pour hier...ni pour aujourd'hui. Mais un miracle s'est bel et bien produit hier: des images de l'Opéra-Cirque sont apparues sur YouTube! Encore une fois, nous avons la chance inestimable de voir ces incroyables extraits d'archives grâce à MrReginaud, qui semble avoir une impressionnante collection de trésors...Un immense cadeau de fin d'année!
20/09/2012
Tu m'fais flipper
(DD en janvier 1974, avant et pendant ses spectacles à la Place des Arts)
À la fin du printemps 1974, Diane Dufresne sort "Tu m'fais flipper", une chanson inédite que son public avait eu l'occasion de découvrir lors des spectacles présentés en janvier à la Place des Arts de Montréal et en tournée les semaines suivantes à travers le Québec. Une chanson mordante d'une femme qui semble savoir exactement ce qu'elle veut, sur une musique aux accents country dans la veine de L'homme de ma vie et Pars pas sans m'dire bye bye. Comme la version originale de la chanson n'a jamais eu la chance de quitter ses sillons de vinyle en ayant droit à une réédition, permettons-nous de la redécouvrir dans toute sa beauté:
Fait rare dans la carrière de Diane Dufresne, la chanson ressortira en France quelques années plus tard, en 1978, en version complètement réarrangée. Il s'agit de la seule version qu'on pourra retrouver sur CD, sur la compilation française "Master série" de 1988.
La pochette française de 1978 (Barclay 620501)
Une version beaucoup plus rythmée, le disco prenant le dessus sur les arrangements plus traditionnels de l'originale. Si la chanson servira de promotion aux Olympia de Diane, celle-ci ne l'interprétera curieusement pas sur scène...mais offrira une prestation mémorable à l'émission française "Numéro Un":
Libellés :
(1974),
(1977) Maman si tu m'voyais...,
(1978)
10/01/2012
Wilfrid-Pelletier, 1974
Du 10 au 13 janvier 1974, Diane Dufresne donne une série de spectacles à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal. Si elle a subi les fans coincés de Julien Clerc à l'Olympia de Paris à peine quelques semaines plus tôt, cette fois-ci, pas de doute: son vrai public l'attend. "Je n'ai jamais vu (ou plutôt entendu) une telle ovation avant même qu'elle entre en scène. Une véritable folie! Le public est très jeune (entre douze et seize ans), mais il crie..." (Carmen Montessuit, "Où pourra-t-elle aller plus loin", Photo-Journal, 21 au 27 janvier 1974)
Aujourd'hui, de cette série de spectacles, on mentionne surtout que l'Opéra-Cirque s'y trouvait en intégralité, en deuxième partie, mais il semblerait que la première partie n'avait rien à lui envier, en électricité et en flamboyance. Diane apparaîtra sur scène au son de "A part de d'ça", moulée dans une tenue lacée en cuir très décolletée créée par Mario Dinardo. Le clou de ce premier tableau sera un Rock pour un gars de bicyc' très survolté. Gaëtan Racine, dans son livre publié en 1984, raconte: "Quand la chanson se terminait dans une interprétation à la limite de l'hystérie, au moment de "J'veux qu'y m'passe sur l'corps avec son bicyc", un véritable bicycle à gaz surgissait à toute vitesse des coulisses et traversait la scène dans un bruit, une fumée et des éclairs lumineux d'enfer." (Les éditions Quebecor, ISBN 2-89089-283-2)
Pour son dernier tableau avant l'Opéra-Cirque, Diane change de costume et éblouit le public avec une autre tenue surréaliste de Dinardo qui lui donne des airs d'ange spatial. Elle interprète entre autres La chanteuse straight, Tu m'fais flipper (alors inédite), avant de disparaître avec J'me sens ben.
La deuxième partie sera difficile à digérer pour plusieurs, mais le double-spectacle aura définitivement assis la réputation de bête de scène de Diane. "Le mieux rodé qu'elle ait offert, son spectacle a soulevé sans conteste l'enthousiasme d'un auditoire qui se muait ainsi pour elle, du parterre à la corbeille et au-delà, en jardins suspendus." (Gisèle Tremblay, Le Devoir, 12 janvier 1974)
La deuxième partie sera difficile à digérer pour plusieurs, mais le double-spectacle aura définitivement assis la réputation de bête de scène de Diane. "Le mieux rodé qu'elle ait offert, son spectacle a soulevé sans conteste l'enthousiasme d'un auditoire qui se muait ainsi pour elle, du parterre à la corbeille et au-delà, en jardins suspendus." (Gisèle Tremblay, Le Devoir, 12 janvier 1974)
Ci-dessus, des captures d'écran de courts extraits du spectacle diffusés le 17 septembre 2011 par Radio-Canada lors de l'émission spéciale "Le show-business québécois: du big bang à aujourd'hui" qui rendait hommage au producteur Jean Bissonnette. Une captation (brève ou intégrale) dormirait donc quelque part...
06/10/2011
La charmeuse
(Place des Nations, 24 août 1974)
En 1974, entre deux albums, Diane Dufresne sort un nouveau 45-tours qui offre deux chansons inédites: "Mon p'tit boogie-woogie" en face A qui deviendra rapidement un de ses plus grands succès et "Le mariage de la charmeuse de serpents" en face B qui restera une des chansons les plus insolites de son répertoire. Cette charmeuse détonne dans son répertoire des années 70 tant par ses sonorités que par ses paroles qui ne furent pas écrites par Luc Plamondon, mais par Serge Grenier, membre du groupe humoristique Les Cyniques. Un ovni!
Comme la chanson n'a jamais été rééditée et reste introuvable à ce jour, permettons-nous de la redécouvrir et de lui redonner l'importance qu'elle mérite:
Le 30 novembre 1974, Diane Dufresne l'interprète au Centre sportif de l'Université de Montréal, où elle partage l'affiche avec Gilles Valiquette et Beau Dommage. Pour l'occasion, elle éblouit le public en revêtant sa robe argentée créée par Mario Dinardo quelques mois plus tôt. La légende raconte que Diane fut accompagnée par un vrai boa sur scène, rien de moins!
Contrairement à sa face A, "La charmeuse..." ne connaîtra pas une longue vie, mais un article de "Photo journal" de l'époque mentionne que Diane l'aurait également chantée à la télévision, chez "Monsieur B", le 15 décembre de cette même année.
"La nouvelle Diane Dufresne en arbre de Noël!"
(Photo Vedettes, 21 décembre 1974)
21/09/2011
Entrez, mesdames messieurs...
Bien avant David Bowie et Klaus Nomi: Diane Dufresne!
Du 10 au 13 janvier 1974, à la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal, Diane Dufresne consacre toute la deuxième partie de ses spectacles à l'Opéra-Cirque. Elle ne fait pas que l'interpréter, elle le vit, offrant une véritable vision apocalyptique au public.
"Quand on a vu ce spectacle, on comprend mieux, je pense, combien Diane Dufresne est terriblement sérieuse quand elle assure qu'elle veut aller au bout d'elle-même, sans tricherie, sans concessions." (René-Homier Roy, La Presse, 3 mars 1977)
Vêtue d'un plastron multicolore mi-clown mi-insecte créé par Mario Dinardo et accompagnée de 8 musiciens arborant des t-shirts avec têtes de mort, Diane n'a pas besoin de beaucoup d'artifices pour convaincre. La mort rôde, lui tourne autour, symbolisée par un spot lumineux qu'elle essaie de fuir. "Un éclairage au plancher comme sur une piste de cirque, toute une rangée de projecteurs retournés vers la foule et des costumes ornés de symboles..." (Gisèle Tremblay, Le Devoir, 12 janvier 1974)
Diane s'y donne corps et âme, mordant dans l'humour grinçant de l'Opéra, mais surtout, s'écorchant vive en vivant sa fin du monde. Une expérience éprouvante, mais nécessaire, quasi cathartique. "Les gens qui veulent voir le show sont mieux de venir le voir tout de suite, parce qu'après ce sera terminé. L'Opéra-Cirque, c'est dur autant pour eux que pour moi. C'est un spectacle qui prend tout." (Le Soleil, 9 février 1974)
Le Cirque visitera ensuite la province, s'arrêtant entre autres au Grand Théâtre de Québec. Le dernier show aura lieu le 24 août, à la Place des Nations de Montréal.
(photo: merci à Michel Gauthier)
22/08/2011
Au grand soleil en plein midi
Ci-dessus, une photo de Diane fraîchement revenue de Californie, sur le site de Terre des Hommes en août 1974. Au début de l'été 1974, c'est à Malibu que le trio infernal (Dufresne-Cousineau-Plamondon) s'installe pour commencer à créer le prochain album. Diane ne reviendra qu'avec 2 nouvelles chansons en poche, mais la tête reposée et l'envie de se consacrer plus que jamais à son métier.
09/06/2011
Le dernier show
Ci-dessus, deux photos prises le 24 août 1974, à la Place des Nations, sur le site de Terre des Hommes. Diane Dufresne retrouve alors son public après un séjour en Californie de quelques semaines. Ce sera également la dernière chance pour 2000 chanceux de voir l'Opéra-Cirque...
Libellés :
(1973) A part de d'ça j'me sens ben,
(1973) Opéra-Cirque,
(1974)
04/04/2011
Aux abois
S'il faut remercier François Cousineau et Luc Plamondon d'avoir permis à Diane Dufresne de changer son parcours de chanteuse, il faut également donner du crédit à Franck...son fidèle dalmatien qui lui permit de casser sa voix.
"Au départ, j'étais une chanteuse genre rive gauche; ce n'est que plus tard que j'ai découvert que j'avais un tempérament de rockeuse, explique-t-elle. À l'époque de L'Initiation, on me disait: C'est merveilleux, tu as une voix neutre. Personne ne peut te reconnaître. Tu parles d'un compliment pour une artiste! Puis, j'ai découvert Janis Joplin et j'ai appris à gueuler avec mon chien, le dalmatien qu'on voit sur la pochette de Tiens-toé ben, j'arrive." (Merci la vie, Voir, 9 mars 2000)
"J'criais avec mon chien...C'était le seul vivant qui pouvait entendre ça et c'est là que j'ai commencé à faire ma voix rock" (Folie Douce, Radio-Canada, 2003) "J'aurais pas chanté en rockeuse si j'avais pas appris à crier avec mon chien qui hurlait" (Tout le monde en parle, Radio-Canada, 2009)
Franck se retrouvera non seulement sur la pochette de Tiens-toé ben j'arrive, mais également sous les spotlights, puisqu'il montera parfois sur scène avec Diane. David Magil, dans sa "critique" publiée le 15 août 1974 dans le journal Montreal Gazette, rapporte qu'il apparut sur la scène du Patriote, à côté de La chanteuse straight. "The dog sat on its haunches, wagged its tail and gazed with wistful eyes as his mistress finished her theme song".
Ci-dessus, Diane photographiée avec Franck pour le Petit Journal en janvier 1974, juste avant sa série de spectacles au Théâtre Wilfrid-Pelletier de Montréal où toute la deuxième partie était consacrée à l'Opéra-Cirque.
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